
Retrouvez ici la première partie de cet article : les problèmes.
Les solutions
Qui ne connait cette citation célèbre, attribuée à Claude Bernard : « Le microbe n’est rien, c’est le terrain qui est tout » ? Même si cette phrase n’est pas à prendre au sens strict en ce qui concerne le microbe (car il n’est pas rien celui-là, hélas !), cela en dit long sur notre manière de considérer notre façon de nous soigner et de l’importance capitale de la forteresse que doit être notre corps face aux attaques virales ou bactériennes.
Les meilleures stratégies de prévention
L’alimentation, le premier terrain à bichonner
L’alimentation est le fondement de notre santé, et la base de la prévention. « Que ton aliment soit ton premier médicament », disait Hippocrate.
En prévention des infections hivernales, l’idée est simple : éviter les excès, manger de saison et prendre soin de son intestin et de sa flore intestinale. Lorsque l’alimentation est déséquilibrée, trop riche ou trop sucrée, la digestion se trouve perturbée et les muqueuses deviennent plus sensibles. Chez certains enfants, cela se traduit notamment par des sécrétions chroniques au niveau du nez, de la gorge ou des bronches : ces fameux écoulements épais et blanchâtres dont on a parfois bien du mal à l’en défaire… Ces sécrétions peuvent notamment favoriser l’irritation des muqueuses et donner l’impression que l’enfant traîne sans cesse un rhume ou une infection ORL.
Une alimentation déséquilibrée perturbe tôt ou tard la flore intestinale, si importante pour de bonnes défenses immunitaires, d’où l’intérêt de revenir à des bases finalement assez simples : des aliments variés, naturels et peu transformés, des repas équilibrés et éviter les grignotages. Autrement dit, le système immunitaire aime la variété, mais beaucoup moins le buffet permanent !
Il faut également rester attentif à certains aliments consommés en excès comme les produits laitiers, qui peuvent poser problème chez certains enfants, notamment lorsqu’ils présentent une sensibilité digestive ou des troubles ORL répétés. Cela ne signifie évidemment pas que tous les enfants doivent arrêter le lait ou les laitages — ni que le lait est responsable de toutes les infections. Mais les produits laitiers sont inflammatoires, et aggravent l’inflammation des muqueuses.
Enfin, il existe un lien étroit entre le tube digestif et les muqueuses ORL. Le nez, la gorge, les bronches et l’intestin possèdent tous des muqueuses qui participent aux mécanismes de défense de l’organisme. C’est pourquoi un équilibre digestif satisfaisant fait partie, plus largement, d’une bonne hygiène de vie. Pour aider son enfant à traverser l’hiver dans de bonnes conditions, inutile donc de chercher la potion magique : une alimentation variée, des repas réguliers, peu de produits ultra-transformés et un intestin que l’on bichonne sont déjà de bonnes bases. Et si les infections se répètent, il ne faut pas hésiter à chercher avec votre médecin ce qui peut les expliquer.

Soigner sa flore intestinale avec des probiotiques
Par « soigner », nous entendons prendre soin, chouchouter, bichonner sa flore inestinale … Parce que là, elle a le premier rôle dans la bataille contre les microbes en tous genres !
Pour soutenir le microbiote, il faut d’abord appliquer les règles diététiques dont nous avons déjà parlé. Ensuite, il est possible de donner, au moins à l’entrée de l’hiver, mais souvent de façon répétée pendant toute la saison froide : un probiotique (associé éventuellement à un prébiotique) plusieurs jours d’affilée, de bonne qualité et bien dosé (au moins 5 milliards de probiotiques par prise).
Savez-vous que les enfants raffolent de cette délicieuse boisson pétillante et fermentée, riche en probiotiques ? J’ai bien sûr nommé le kéfir de fruits ! Pour que le kéfir apportent juste ce dont les enfants ont besoin, il sera bon de se limiter à un verre par jour : en effet, le kéfir va solliciter leurs reins, et peut aussi leur causer des effets désagréables comme des remontées acides ou une légère diarrhée. Il est possible de donner du kéfir aux enfants à partir de l’âge de 2 ans.
Si vous n’en avez pas, voyez ici les moyens pour vous procurer ces précieuses petites graines.
Assainir l’air et nettoyer le nez
Ouvrir ses fenêtres pendant les saisons froides ? Cela pourrait sembler paradoxal mais il n’en est rien : aérer la maison quelques minutes chaque jour et en particulier les chambres est un moyen efficace de lutte contre les microbes qui circulent et permet de réduire la contamination. En outre, cela permet d’humidifier sainement l’intérieur, car une maison trop sèche ou a contrario trop humide (mais pas la bonne humidité) ralentit le processus de guérison des rhumes et sinusites entre autres. Un grand bol d’air frais pour tous, rien de tel pour tonifier les poumons y compris chez ceux qui sont plus fragiles ou qui ont un terrain allergique.
On peut aussi sous forme d’humidificateur ou de diffuseur, rééquilibrer la balance de l’air ambiant, même si aérer reste prioritaire. Pour les diffuseurs d’huiles essentielles, on peut y ajouter quelques gouttes de lavande, de ravintsara ou de thym à linalol, pour que toute la famille profite de leur bienfaits assainissants et antiviraux. À diffuser en l’absence des jeunes enfants (moins de 6 ans).
Le nettoyage direct du nez est aussi important que l’assainissement de l’air : en effet c’est par l’air inspiré que naissent les maladies, aussi un nettoyage quotidien est une très bonne routine à adopter, juste après le brossage vespéral des dents ?
Utiliser pour cela des sprays adaptés à l’âge mais aussi aux besoins de chacun : eau de mer avec argent colloïdal pour les plus de 2 ans ou adjonction de cuivre/manganèse pour les terrains allergiques.
Choisir les bonnes vitamines …
Quand on pense immunité, souvent on pense aussi vitamine D ! Et c’est bien vrai car la vitamine D, celle qui nous est principalement apportée par le soleil, participe en priorité à une solide immunité.

Pour aller plus loin, relisez notre article à ce sujet.
La vitamine C est tout aussi importante : mais si l’alimentation est le fournisseur principal d’acide ascorbique (hé oui, c’est son vrai nom !) dans la réalité on arrive péniblement au dosage minimum préconisé pour être immunisé pendant l’hiver : les aliments sont de plus en plus pauvres en vitamines à cause de la pollution et de la culture intensive, et les enfants mangent encore beaucoup d’aliment transformés et peu de légumes crus : la vitamine C est fragile, elle se dégrade rapidement avec la cuisson (dès que cela dépasse 70°, c’est très vite fait).
Pour aider à se repérer, voici quelques indications de dosage de référence, à adapter si besoin :
| Âge de l’enfant | Vitamine C : repère quotidien | Où la trouver facilement ? | Vitamine D : repère / supplémentation |
|---|
| 0–6 mois | pas de valeur établie | Lait maternel ou lait infantile | Supplémentation recommandée dès les premiers jours |
| 6 mois–3 ans | jusqu’à 100 mg/j | Kiwi, agrumes, fraises, poivron, brocoli… | Supplémentation à poursuivre selon les recommandations médicales (10 µg/j (400 UI) |
| 3–6 ans | 150 à 200 mg/j | 1 fruit + légumes au quotidien couvrent facilement une partie des besoins. | L’alimentation apporte une partie de la vitamine D : poissons gras, œuf… (15 µg/j (600 UI) |
| 7–12 ans | 250 à 300 mg/j | Fruits et légumes variés : agrumes, kiwi, poivron, chou, etc. | Même principe : alimentation + exposition solaire adaptée ; supplémentation si elle est recommandée par le médecin. |
| Adolescents | 350 et 400 mg/j | Fruits et légumes variés à chaque repas notamment agrumes, kiwi, poivron, persil… | Les besoins sont importants et même s’intensifient pendant la croissance. (jusqu’a 25 µg/j (1000 UI) |
… et les bons minéraux
L’objectif ici n’est pas d’apporter une supplémentation en minéraux sauf en cas de carence avérée, mais de faire un zoom particulier sur ceux qui sont importants pour l’immunité et quelles en sont les meilleures sources alimentaires :
- Le zinc : il est connu depuis longtemps pour son action sur l’immunité, c’est un cofacteur de nombreuses réactions enzymatiques impliquées dans la fonction immunitaire. S’il y a bien un minéral qu’il peut être bon de supplémenter en cette occasion, c’est celui-ci car les carences sont bien plus nombreuses qu’on ne le pense. On le trouve dans le poisson et la viande, les oeufs et les légumineuses ou encore les fruits à coque.
- Le fer : indispensable au fonctionnement de nombreuses cellules immunitaires, le fer, lorsqu’il fait défaut, provoque une anémie même légère, qui affaiblit considérablement les défenses immunitaires et rend l’enfant beaucoup plus vulnérable à tout ce qui passe. On en trouve principalement dans la viande rouge et les légumineuses comme les lentilles, mais aussi les oeufs ou le poisson. Bien surveiller les jeunes adolescentes qui sont réglées, elles seront particulièrement sujettes aux carences en fer.
- Le sélénium : ce minéral intervient dans les défenses antioxydantes et le fonctionnement immunitaire ; une carence peut altérer la réponse immunitaire. On en trouve dans les céréales et les fruits à coque (en particulier dans les noix du Brésil), les oeufs, la viande et le poisson.
- Le magnésium : il participe à d’innombrables fonctions cellulaires, et même s’il n’est pas directement impliqué dans la résistance aux maladies hivernales, il joue un rôle dans la réponse immunitaire. Ses principales sources alimentaires se trouvent dans les amandes et autres fruits à coque, les légumineuses, les céréales complètes ou le chocolat noir.
- Le cuivre : présent en traces infimes dans notre organisme, cet oligo-élément n’en est pas moins essentiel au fonctionnement normal du système immunitaire, et une carence modifie notamment la réponse immunitaire. Le cuivre se trouve dans les fruits de mer et les fruits à coque, les légumineuses, le cacao.
Des plantes immuno-stimulantes incontournables
Il existe de nombreuses plantes qui sont de véritables alliées pour l’immunité de votre enfant, et qui pourront renforcer le bouclier (que dis-je ? La cuirasse !) que vous êtes en train de lui concocter pour un hiver serein. S’il fallait en retenir deux, ce serait les suivantes : le thym et l’échinacée.
Le thym
Qu’il s’agisse de la plante fraîche, séchée, en huile essentielle ou en eau florale, le thym a tout bon pour prévenir (ou même soigner) les refroidissements de l’hiver.
Le thym est bien plus qu’un simple compagnon du bouquet garni : cette petite plante méditerranéenne appartient à une grande famille qui compte de nombreuses espèces et variétés, dont le thym commun (ou vulgaire) et le thym rouge (ou thym d’Espagne), les deux espèces principalement retenues dans les préparations médicinales. Et même au sein du thym commun, il existe différents chémotypes : thymol, thujanol, linalol, etc. Le thym à thymol est notamment connu pour ses propriétés aromatiques et antimicrobiennes. Cela explique en partie sa réputation de « plante de l’hiver ».
Le thym peut se présenter sous plusieurs formes galéniques : plante fraîche ou sèche à utiliser en infusion, extraits liquides ou secs, sirops et autres préparations destinées à la voie orale, plusieurs huiles essentielles et eaux florales, dont certaines qui sont utilisables chez les enfants avec des précautions.
Concrètement chez les enfants, comment s’y prendre ?

- Entre 0 et 2 ans, les voies respiratoires sont particulièrement sensibles, on éliminera d’office la grande majorité des préparations à base de thym, y compris les sirops qui contiennent souvent du miel ; toutefois, l’usage du thym à linalol en huile essentielle peut être très précieuse (je vous donne ma petite recette à la fin de l’article), mais ce sera surtout l’eau florale de thym qui aura la cote dans cette tranche d’âge. Facilement intégrable dans un petit biberon d’eau, cette eau florale obtient des résultats rapides.
- Entre 3 et 6 ans, une infusion légère de thym alimentaire, avec une cuillère de miel et un peu de jus de citron peut être utilisée comme boisson, 2 à 3 fois par jour en cas de refroidissement.
- Entre 6 et 12 ans, certaines préparations de thym peuvent donc être envisagées, notamment pour accompagner une toux grasse associée à un rhume.
- Enfin, chez l’adolescent de plus de 12 ans, les possibilités sont plus larges et correspondent davantage aux usages traditionnels reconnus du thym pour les adultes, notamment sous forme d’infusion ou de préparation orale adaptée.
En résumé, le thym est surtout un allié traditionnel des voies respiratoires plus qu’un complément alimentaire destiné à « booster » l’immunité.
L’échinacée
Cette plante a la chance d’avoir fait l’objet de plusieurs études (lien) démontrant son efficacité dans la prévention des infections, en particulier celles des voies respiratoires.
L’échinacée est probablement l’une des plantes les plus connues lorsqu’on parle de soutien des défenses immunitaires. Derrière ce nom se cachent plusieurs espèces, mais le plus utilisée reste principalement Echinacea purpurea (échinacée pourpre) : elle est particulièrement utilisée en phytothérapie. L’intérêt de l’échinacée réside surtout dans ses propriétés immunomodulatrices, c’est-à-dire sa capacité à agir sur différents mécanismes de la réponse immunitaire, mais aussi dans ses propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et antimicrobiennes. Elle est ainsi traditionnellement utilisée lors des premiers signes de refroidissement, de rhume ou d’infection des voies respiratoires supérieures, avec l’idée de soutenir les défenses naturelles plutôt que de simplement agir sur un symptôme isolé.
- Chez l’enfant de 0 à 2 ans, l’échinacée n’est généralement pas une plante que l’on utilise en première intention par voie orale.
- Entre 3 et 12 ans, l’échinacée peut être rencontrée dans des préparations spécifiquement formulées pour l’enfant : sirops, solutions buvables, gommes ou comprimés à croquer selon les produits. C’est surtout à partir de 12 ans que l’utilisation rejoint davantage celle de l’adulte pour certaines préparations standardisées d’Echinacea purpurea.
- A partir de 12 ans, le jus exprimé de plante fraîche est ainsi destiné aux adolescents, aux adultes et aux personnes âgées, avec une utilisation de courte durée, notamment dès les premiers signes de rhume.
L’échinacée est donc une plante intéressante à placer dans la catégorie des plantes de terrain et de soutien des défenses naturelles, particulièrement lorsque l’hiver transforme la maison en salle d’attente ORL. Elle se distingue du thym, davantage orienté vers les voies respiratoires et la toux, par une réputation beaucoup plus directement liée à l’immunité.
Dans la pratique phytothérapeutique, on la retrouve souvent dans des cures courtes au début de la saison froide ou dès les premiers signes de refroidissement, seule ou associée à d’autres plantes comme le sureau, le thym ou le cassis. Les préparations d’Echinacea purpurea destinées au rhume sont toutefois conçues pour une utilisation courte (10 à 20 jours de cure)
Zoom sur la ruche
Comment clore ce tour d’horizon sans parler des produits de la ruche ? Propolis, gelée royale, pollen, miel … nos amies les abeilles nous gâtent !
Les produits de la ruche forment une petite pharmacie naturelle à eux seuls. Miel, propolis, pollen et gelée royale n’ont pourtant ni la même origine, ni la même composition, ni les mêmes propriétés.
On peut finalement distinguer assez simplement les rôles traditionnels de ces quatre produits : le miel pour apaiser, la propolis pour protéger la sphère ORL, le pollen pour nourrir et soutenir la vitalité, et la gelée royale pour accompagner les périodes de fatigue et de récupération. Ils sont d’ailleurs très souvent associés dans les préparations hivernales : miel + propolis pour la gorge, gelée royale + pollen pour la vitalité, ou encore miel + propolis + plantes pour les petits épisodes ORL. La ruche devient ainsi une véritable petite boîte à outils hivernale : pas besoin de demander aux abeilles de faire tout le travail, mais elles fournissent une jolie palette de produits complémentaires.

- Chez le bébé de 0 à 2 ans, les produits de la ruche sont à utiliser avec beaucoup de discernement. Le miel est formellement exclu avant 1 an (à cause d’un risque élevé de botulisme). Après 1 an, il peut entrer dans l’alimentation courante, mais sans nécessité d’en faire un « traitement » quotidien. Pour le pollen, la propolis et la gelée royale, les préparations destinées aux tout-petits sont beaucoup plus limitées et les données pédiatriques sont moins établies : on évitera donc les extraits fortement concentrés et les préparations alcoolisées.
- Entre 3 et 6 ans, les produits de la ruche apparaissent davantage dans les préparations pédiatriques : sirops au miel, gommes, préparations de propolis ou complexes associant miel, pollen et gelée royale. L’âge indiqué sur le produit reste déterminant, car une cuillère de sirop au miel n’est évidemment pas comparable à un extrait concentré de propolis.
- Entre 6 et 12 ans, les formes disponibles sont encore plus nombreuses : sirops, sprays, gommes, ampoules, pollen alimentaire, gelée royale et préparations combinées peuvent être rencontrés.
- À partir de 12 ans, les formes adultes sont généralement beaucoup plus accessibles, notamment les extraits de propolis, les capsules de pollen ou de gelée royale et les préparations combinées.
Ma botte secrète
Ayant la joie et le privilège d’être mère plusieurs fois, je sais comme il peut être ô combien angoissant de voir approcher l’hiver et toute sa palette anxiogène de rhume, bronchiolite… et puis j’ai découvert qu’il était possible d’utiliser certaines huiles essentielles chez les très jeunes enfants, avec précaution bien sûr, mais avec beaucoup d’efficacité !
Voici donc ma petite recette que j’utilise dès que je vois se pointer la moindre goutte au nez, ou même au retour de balade par temps froids (prévention, prévention …) :
- Dans un flacon compte-gouttes en verre teinté, mélangez 10 ml d’une huile végétale (amande douce, noyau d’abricot, olive …) avec le dosage d’huiles essentielles suivant :

| Huile essentielle | Quantité | Rôle traditionnel recherché |
|---|---|---|
| Thym à linalol | 20 gouttes | Soutien respiratoire, propriétés antimicrobiennes |
| Ravintsara | 20 gouttes | Soutien des voies respiratoires et des défenses naturelles |
| Tea tree | 10 gouttes | Propriétés antimicrobiennes |
| Lavande fine | 10 gouttes | Propriétés apaisantes et antimicrobiennes |
A partir de l’âge de 3 mois révolus, jusqu’à l’âge de 3 ans, répartir 3 à 10 gouttes (suivant l’âge) de ce mélange sur la poitrine, le haut du dos et la plante des pieds en massant bien pour faire pénétrer le produit. A renouveler 3 fois par jour, pendant 5 jours. Personnellement, j’en profite pour stimuler les points de réflexologie correspondants aux poumons/diaphragme/ganglions/trachée.
Quels seront les effets ? Les huiles essentielles vont créer une sorte de barrière vers la gorge et les bronches, et favoriser l’évacuation des microbes : le lavage nasal et mouchage sera donc nécessaire (vous vous en rendrez vite compte !)
Un dernier aparté
Avant de conclure, je me permets une petite digression sur la gastro-entérite. Inutile de faire de description, tout le monde sait de quoi il s’agit, en particulier les parents qui voient leur demeure transformée en champ de bataille en un temps records …
La quasi totalité des gastro est d’origine virale, elle se transmet donc extrêmement facilement et adore les crèches, les écoles et les familles nombreuses ! Normalement, si les conseils alimentaires proposés plus haut sont suivis, en particulier le soin de l’intestin et l’apport en probiotiques, on peut traverser une épidémie de gastro sans la contracter. Toutefois, il peut être bon de la prévenir par quelques moyens simples lorsqu’une gastro se déclare dans la famille ou la collectivité dans laquelle se trouvent les enfants.
Cela réside en 3 choses simples : boire de l’eau argileuse (de quelques cuillères à un verre complet), y ajouter une goutte d’essence de citron (ou de jus de citron pour les petits jusqu’à 1 an), consommer de la cannelle de Ceylan en poudre, ajoutée dans une compote par exemple.
Pour conclure
Finalement, traverser l’hiver sereinement ne tient pas à une recette miracle, mais à un ensemble de petites habitudes qui, mises bout à bout, font toute la différence : une alimentation adaptée, un intestin bichonné, un sommeil suffisant, de l’air frais et quelques précieux alliés naturels lorsque cela est nécessaire.
L’objectif n’est pas de mettre nos enfants sous cloche pour éviter tous les microbes, mais de leur donner un terrain suffisamment solide pour mieux y faire face. Cela demande toutefois une certaine rigueur en tant que parent, de l’organisation et une implication assez importante, mais croyez-moi, cela en vaut la peine !
Alors, plutôt que de redouter chaque nez qui coule, profitons de cet automne pour prendre particulièrment soin de la santé de nos enfants… et gardons les mouchoirs à portée de main, juste au cas où !